Semaine de l’arbre 2017: 2e fiche d’information pour les Mille-Islois, Reconnaître les arbres atteints d’une maladie

Nous connaissons les plantes dangereuses pour la santé, telles que la Berce de Caucase ou l’herbe à puce. Pour ce qui est des arbres, certains ne connaissent pas les dangers qui peuvent être reliés à une maladie, pour la sécurité de la maison ou pour les autres arbres.

Un spécialiste tel qu’un arboriculteur est le professionnel le mieux placé pour répondre à vos questions et surtout pour poser un diagnostic sur la santé de votre arbre. Un arbre peut sembler très sain de l’extérieur, mais dépérit à l’intérieur. Le professionnel va observer et rechercher des informations sur l’historique de l’arbre. Cela indiquera son parcours, ses symptômes et son stage de dépérissement.

Un élément déclencheur du dépérissement peut provenir de différentes sources, notamment :

  • L’arbre est attaqué par un pathogène (champignon, virus, bactérie) ;
  • Il est infesté par un insecte ravageur ;
  • Il présente une carence minérale ;
  • Il est affaibli par la dessiccation estivale ;

Il y a également les travaux exécutés par les humains, notamment, des travaux d’excavation effectués à l’intérieur d’un rayon de 3 mètres de l’arbre. Cela peut provoquer un affaissement du système racinaire. Encore plus impressionnant, les symptômes peuvent apparaître que 5 ans plus tard. La faiblesse de l’arbre viendra donc tranquillement attirer les pathogènes et insectes nuisibles.
Il faut également faire attention aux élagages ornementaux. Effectivement, procéder à une coupe d’arbre ornementale peut causer des dommages et affaiblir l’arbre. Elle détruit l’esthétique naturelle de l’arbre, affaiblit sa structure, accroît sa vulnérabilité aux insectes et diminue son espérance de vie. Au contraire, l’objectif de la taille d’un arbre doit être d’améliorer la floraison, de densifier le feuillage ou de dégager un passage. Également, une taille pour équilibrer un arbre peut être faite, tant que la forme naturelle est respectée et qu’un maximum de 20 % par année est coupé.

Finalement, lorsque vous choisissez un arbre à planter à votre résidence,
la zone de rusticité n’est pas le seul élément à prendre en considération.
La présence de pathogènes ou d’insectes ravageurs ou simplement de s’informer sur le système racinaire qui se propage est également très important. Il faut se poser la question suivante : est-ce que l’arbre que j’introduis sur ma propriété cadre bien dans l’écosystème en place? Référez-vous à la municipalité ou à un arboriculteur pour les réponses à vos questions.

Source :  Maisonsanté.ca
Espacepourlavie.ca