Semaine de l’arbre 2017, 3e fiche d’information pour les Mille-Islois : forêt d’intérieure

Nous sommes choyés à Mille-Isles d’avoir une forêt d’intérieure. Mais qu’est-ce que ça peut être?

Une forêt d’intérieure ou une forêt profonde est une forêt non fragmentée et non perturbée par les activités humaines (centre urbain, ligne de transport de l’énergie, route…) dans un rayon de 200 mètres autour du noyau de cette forêt. Pour un maximum de précision, une zone tampon de 100 mètres a été ajoutée aux chemins forestiers. Effectivement, la plupart des forêts au Québec ont déjà fait l’objet d’un aménagement d’un chemin pour accéder à la terre. Cet élément rentre donc dans les critères de perturbation anthropique.

Un autre critère qui peut être pris en considération est la densité et la hauteur du peuplement. Pour être qualifiée, la forêt doit également avoir une superficie minimale de 4 hectares (40 000 mètres carrés ou 430 556 pieds carrés).

Finalement, pour démontrer l’importance d’une forêt d’intérieure, l’âge des peuplements peut être considéré. Plus les arbres sont anciens, plus la valeur écologique de la forêt est grande.

Savez-vous à quel point c’est rare de nos jours de trouver un tel emplacement? Dans ces forêts d’intérieure, la qualité de la biodiversité est à son apogée. D’ailleurs, la conservation de la diversité écologique est l’un des 6 critères d’aménagement durable des forêts inscrit dans la Loi sur les forêts.

La forêt d’intérieure de Mille-Isles totalise une superficie de 15,8 % du territoire. D’ailleurs, d’importants massifs forestiers subsistent à l’Est de la municipalité, autour du lac Strong et au nord du lac Robert. Nous avons la chance d’avoir une biodiversité très riche car le milieu n’a pas été fragmenté.

Certains oiseaux sont typiques des milieux plus ouverts comme les friches, alors que d’autres se retrouvent qu’à l’intérieur des vieilles forêts. Ces oiseaux sont donc plus vulnérables aux changements du milieu. La fragmentation d’une forêt d’intérieure fragmente également les habitats. Les bordures des habitats fragmentés, d’une largeur d’environ 100 mètres, sont plus éclairés, plus chauds, plus sèches et subissent les effets des forts vents. Les effets sont pratiquement immédiats sur la survie et la reproduction de populations animales qui sont à la baisse dans ces bordures.

 

Source :
http://www.arfpc.ca/uploads/document /Rapport%20Technique_Connectivite_VF_web.pdf
Stratégie de conservation des milieux naturels à haute valeur de conservation, municipalité de Mille-Isles