Histoire

Un territoire riche

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Au sud-ouest des Laurentides, tout proche d’agglomérations urbaines comme Montréal (à 80 km) et la région Gatineau-Ottawa (à 130 km), s’étend un fief de la nature nommé Argenteuil. Avec d’immenses forêts riches en faune et en flore, des villes dynamiques et des villages pittoresques, des plaines agricoles qui s’élèvent vers des reliefs montagneux, d’innombrables lacs et de grandes rivières, ses paysages offrent des profils contrastés. Un splendide patrimoine bâti, une histoire passionnante, des attraits culturels et touristiques aussi nombreux que variés, une population accueillante, voilà ce que ce pays authentique vous invite à découvrir.

L’origine du nom « Mille-Isles »

La topographie de cette municipalité de dimension modeste, située à l’extrémité nord-ouest de l’ancienne seigneurie des Mille-Îles ou Mille-Isles, au nord-est de Grenville et au sud de Saint-Sauveur dans la région des Laurentides, est très irrégulière, parsemée de lacs poissonneux, entrecoupée d’élévations importantes et sillonnée de rivières. Elle tire son appellation de la seigneurie des Mille-Isles, suivant l’ancienne graphie, concédée en 1683 à Michel-Sidrac Dugué de Boisbriand (vers 1638-1688). En 1714, elle était à nouveau concédée à Charles-Gaspard Piot de Langloiserie (vers 1655-1715) et Jean Petit (1663-1720), époux respectifs de Marie-Thérèse Dugué et Charlotte Dugué, filles du premier seigneur. Enfin, en 1752, une augmentation était accordée à Eustache Lambert Dumont et c’est sur ce territoire que sera implantée la municipalité. La présence de nombreux cours d’eau et de plusieurs îles justifie d’abord l’appellation de la rivière, puis la dénomination de l’entité seigneuriale, le mot île étant orthographié anciennement isle, l’accent circonflexe servant de substitut au s disparu en français moderne. Les pionniers arrivés vers 1850 – la municipalité a été officiellement créée en 1855, par suite de son détachement de la paroisse de Saint-Jérôme – venaient d’Irlande, ce qui explique que le seul gentilé recueilli jusqu’à présent pour les citoyens de Mille-Isles soit la forme anglaise Mille-Isler.

Source: Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d’un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d’un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.